Super héros : Comment Rocky Balboa vengea les USA

Hier soir alors que tout était calme au Village, je me baladais sur les chaînes télévisées du Pays quand soudain mon œil hagard s’arrêta net devant un portrait bien connu ; Rocky ! Et pas n’importe lequel, mesdames et messieurs, le IV !
Alors vous allez me dire, « oui, c’est facile de se foutre de la gueule de Stallone, tout le monde l’a déjà fait ». Tout d’abord, laissez-moi vous répondre que je vous trouve un peu intempestifs sur ce coup là, après tout je ne me suis encore foutu de lui… non mais. En même temps c’est vrai que j’en avais un peu l’intention.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas Rocky, s’ils existent, on rappellera  juste que c’est un petit gars de Philadelphie qui accède à l’ascenseur social de son pays grâce à la boxe. Il met les trois premiers épisodes de la série à  y arriver et je peux vous dire que ça fait un max de mandales.
C’est un classique, le premier opus fut trois fois oscarisés et ce n’était pas volé.
Mais celui dont je voudrais parler, c’est le IV, celui où l’homme devient surhomme, où l’objectif n’est plus la victoire d’un individu mais l’honneur de toute une nation, où le héros devient super héros ! Là, mes amis, on ne rigole plus du tout. L’ennemi vient de l’Est, nous sommes en 1985 donc toujours en pleine guerre froide. Le russe, car c’est bien lui l’ennemi, est brutal et peu bavard. Il se pointe sur le sol américain pour venir tuer le champion Apollo Creed et ça, comment dire, ça se fait pas.
Il ne reste plus alors qu’un seul espoir, il faut que l’étalon italien qui a aussi l’œil du tigre (on ne va pas tarder à plaindre l’animal en voyant la tête du gars) reprenne les gants pour sauver l’honneur de la patrie et cette fois-ci… en URSS !

La bande-annonce qui va bien, elle vaut mieux que les discours :

En visionnant mon film avec une tablette de  chocolat dans la bouche, pendant que mon héros travaillait celle de son ventre, j’essayais de relever la totalité des clichés dont le spectateur est bombardé pendant que Rocky encaisse les marrons de Noël et je dois avouer que j’ai du abandonner bien avant le 15e round. On passera sur les tenues des boxeurs, le fameux « Living in America » de James Brown lors du premier combat, les membres du politburo qui assistent à la victoire du héros en applaudissant son discours de fin (50 ans de révolution pour finir par citer du Rocky, désolé tovaritch Vladimir Illitch), l’avion à hélice qui transporte Rocky en URSS (on imagine qu’ils ne connaissent pas les avions à réacteurs), et ainsi de suite jusqu’à plus soif. Un film de propagande pas si rare que ça et sans doute totalement assumé.
Ne vous méprenez pas, votre serviteur, il s’en fout, ça vaut d’autres Top Gun si vous voulez mon avis.

Rocky arrive donc en URSS pour venger son pote et son pays, et là surprise… La Russie c’est gris ! (Je suis méchant, ils avaient prévenu qu’on était en décembre). Mais notre super héros, lui ça ne le dérange pas, il est gris aussi dans son cœur depuis qu’Apollo est mort, alors il décide de travailler à l’ancienne, à la rude,  et il va couper du bois (c’est vous dire si l’hiver sera froid).
Le méchant dispose de tout le matériel scientifique de la centrale nucléaire de Tchernobyl, ce qui est peut-être la raison de l’accident célèbre qui arriva l’année suivante. Bref, le russe triche mais l’américain est authentique, pionnier, aventurier, c’est notre héros et c’est pour ça qu’on l’aime bien, l’ami-ricain.

Après avoir joué dans la neige pendant un moment et découvert les joies de la ferme (ce qui a beaucoup touché le spectateur du Village), pendant que  le méchant Igor (Drago en fait) faisait des tours de pistes en portant de la fonte, tout ce joli petit monde se dit qu’il est peut-être temps de conclure et donc se donne rendez-vous dans un garage qui sert aussi de salle de spectacle…

Moi, arrivé à ce stade, je ne commente plus, je fais comme mon héros, je déguste et je vous propose d’en faire autant ! Alors si d’aventure votre compagne, ou votre compagnon, vous surprend à regarder Rocky en douce sur votre ordinateur, vous pourrez toujours arguer que, quand même, ça fait toujours du bien de voir un méchant se faire casser la gueule !
Allez-vas y champion ! T’as pas mal ! It’s Us against Them !

Allez je ne suis pas chien, je ne vous laisse pas sur votre faim. Une petite note douce pour terminer 😉

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~ par A. C. sur 03/09/2010.

4 Réponses to “Super héros : Comment Rocky Balboa vengea les USA”

  1. Fichtre ! Je crois que j’ai raté quelque chose hier soir à la télé… Je n’imaginais pas Rocky IV (et son œil torve) aussi drôle.

  2. Un match de boxe en décembre comme tu dis c’est marrons glacés à volonté.

    N’empeche que comme super héro il à une de ces gueule à la fin !!!

  3. Si mon super héros a une sale gueule à la fin c’est qu’il a fait son boulot 😉

  4. Dans mon village il y a mieux que rocky IV , s’ est a la tele en direct parfois.
    Le K one un truc que dnas votre village on a pas le droit de voir a la tele et vous voyez la gueule qu ils ont parfois a la fin du combat rocky moi je dis il a qu a bien se tenir.
    Mais il est vrai que ce film reste et restera un film culte dnas l histoire des longs metrages Americain.
    On a les tontons flingueur dnas un autre genre , la classe tout de meme .

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