Religion : Rosh Hashana, « Dieu est grand » et la menace rouge au Village

•08/09/2010 • 3 commentaires

Deux informations pour une seule intervention, aujourd’hui, au Village.

Premièrement les services de la mairie vous informent que dans la nuit de jeudi à vendredi prochains nous entrerons dans l’année 5771 du calendrier hébraïque qui commence à la Genèse du monde donc environ en -3761.

Votre bourgmestre n’ayant pas les compétences requises pour vous expliquer le pourquoi du comment et n’ayant pas la moindre envie de vous faire un copié/collé de Wikipédia, je vous invite à aller vous renseigner vous-même. Vous y apprendrez ce qu’est un cycle métonique ce qui, à n’en pas douter, vous rendra excessivement intéressant dans les soirées branchées.
En attendant tous les Villageois souhaitent une bonne nouvelle année à nos amis juifs et les autorisent à sonner le Shofar sur la place publique s’ils le souhaitent !

Pour en savoir plus : http://www.calj.net/roshhashana

Gargoulle Lyon
La seconde information du jour nous vient du magazine Le Point. Louise Cueno y relate l’histoire du chef de chantier Ahmed Benzizine qui travaillant sur la cathédrale Saint-Jean, à Lyon, s’est vu attribuer une gargouille à son effigie dans la pure tradition des bâtisseurs de cathédrales. Petit hic, sur la statue a été inscrit « Dieu est grand », en Français… et en Arabe. Il n’en fallait pas plus pour émouvoir quelques intégristes catholiques qui y voient la « manifestation d’un Islam conquérant ». Nous au village ont est assez cons, il faut bien l’admettre et on voit surtout la gargouille plutôt que l’Islam en marche mais bon…
En tout cas le chef de chantier, ne manquant pas d’un certains humour, a gentiment fait remarquer que ça ne gênait personne de voir des musulmans partout travailler sur les échafaudages et dans le BTP en général.
Ici, sur la place de l’église, on garde en mémoire ce chef de chantier communiste qui voulait mettre les visages de Lenine, Staline et Mao sur les Gargouilles en plus de faire inscrire sur le fronton de l’édifice : « La religion est l’opium du peuple ! ».

Évidement nous l’avons brulé en place publique dès que les beaux jours nous ont permis de sortir le barbecue. Non mais !

L’article qui va bien : http://www.lepoint.fr/societe/lyon-allah-est-grand-a-la-cathedrale-saint-jean-07-09-2010-1233237_23.php

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Monde de dehors : Aura-t-on des Wallons pour noël ?

•07/09/2010 • Laisser un commentaire

Pendant que tout le Pays descendait dans la rue, aujourd’hui, autant pour essayer de protéger sa retraite que pour remettre les pieds sur terre au mal-élevé de l’Élysée. Nos voisins du Nord, en sont eux à se demander si leur pays passera l’hiver.
Au Village, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, ont avait tendance à croire que la Belgique était ce pays par lequel les Allemands adoraient passer pour venir deux fois par siècle nous mettre une branlée. Accessoirement, et surtout pour les plus jeunes d’entre-nous, c’était aussi le territoire incontournable pour aller jusqu’à Amsterdam admirer les champs de tulipes et le musée Van Gogh (les jeunes adorent les plantes et Van Gogh).
Après quelques recherches un peu plus poussées sur cet étrange pays, qui en fin de compte restait fort mal connu chez nous, force est de constater que c’est un peu plus compliqué que ça.

On aura compris dernièrement qu’à l’heure où l’on essaie de construire l’Union européenne dont la capitale est justement à Bruxelles, la moitié d’un pays souhaite de plus en plus fortement se séparer de l’autre. Malgré ce que l’on peut voir parfois sur les cartes diffusées par TF1 pour son 20 heures, les Flamands sont au nord du pays et les Wallons au sud. Ce qui n’est pas facile à comprendre puisque au Pays nous avons, nous aussi, des Flamands, qui sont au nord chez nous, donc au sud de chez eux, donc au sud des Wallons… C’est à partir de là que ça devient vraiment compliqué. Parce que rien que pour répondre à la question : C’est quoi la Belgique ? C’est un bordel sans nom.
Au Village, ont est pas fous au point d’essayer de vous l’expliquer tous seuls. Place à un professionnel de la carte qui à déjà largement fait preuve de sa pédagogie :

Aux dernières élections, les Flamands ont élu un indépendantistes du NVA, les Wallons des socialistes (en Belgique, le vote est par région), et avec ça il faut faire un gouvernement pour diriger tout le pays. Pas facile quand la moitié de l’éventuel gouvernement voudrait virer l’autre.

Alors après toutes ces explications ont se dit que le mieux, puisque les Flamands veulent se barrer, serait de les laisser faire et puis basta. Seulement si on coupe un pays en deux, laquelle des deux parties garde la dette ? Pas sur que les Flamands veulent payer pour les Flamands et inversement.

Ce matin dans le journal, La dernière Heure (un nom prémonitoire ?), on apprenait que le roi Albert II était « physiquement et moralement atteint ». Étant donné les déclarations de Laurette Onkelinx, figure socialiste francophone, qui disait la semaine dernière qu’il fallait se préparer à la scission ; brisant ainsi un tabou sur le sujet du côté des grands partis wallons, on peut penser qu’en effet il y a de quoi ! Le pauvre Albert à l’air d’être de plus en plus seul à croire en l’avenir de son pays (et donc de son job).
S’il est peu probable que nous ayons des Wallons, au Village, pour noël, on est en droit de se demander si ce pays, si divisé, a un avenir à long terme.

Dernier petit détail ; sur les armes du royaume de Belgique, il est inscrit : « L’union fait la force »… aïe, aïe, aïe.

Armes de Belgique

Le Rock’n’roll est mort ! (encore)

•05/09/2010 • 7 commentaires

La nouvelle venue d’Irlande faisait le tour des popotes ce matin au Village. Le célébrissime groupe des années 1980, Guns N’roses a renoncé, mercredi dernier à donner son concert à Dublin. La formation de hard-rock américain est arrivée avec plus d’une heure de retard sur scène en oubliant de présenter un mot d’excuse et s’est fait accueillir sous les bouteilles d’eau et les « fuck off » du son auditoire. L’intro du premier morceau ayant été quelque peu douchée, le chanteur Axl Rose s’est cru obligé d’exiger un « deal » au bout de quelques secondes à peine : « encore une bouteille sur scène et nous rentrons chez nous ».  Peu réceptive aux exigences de la star, le public, de fort mauvaise humeur, a refusé. Game over.

Au Village on ne pouvait que constater, dans le plus grand désarroi qui sied aux fans, une nouvelle preuve de la mort du Rock’n’roll. Où était passé ce groupe quoi ravageait les chambres d’hôtels à la hache ? Dont les excès faisaient autant la une des journaux que les concerts ? Le premier album des bad boys de Los Angeles ne s’appelait-il pas Appetite for Destruction ?

Certains pourraient voir, dans ce petit événement, la preuve que le mort bouge encore. Que justement le Rock n’est pas mort. Mais ici, au café de l’église, on se demandait si les auteurs de Chinese Democracy n’avaient pas viré petits-bourgeois.

Au Village on le savait bien, grâce à la scène que l’on montait tous les 13 juillet, à la salle des fêtes, pour le bal des pompiers. C’est le public qui fait les stars. Quand on se pointe en retard et qu’on impose aux gens qui sont venus pour toi et qui ont payé pour ça, un deal. Ce n’est plus du rock’n’roll, c’est du manque de respect.

Il ne restait plus qu’à nous souvenir d’un des précédents les plus célèbre de l’histoire de l’art de retourner un public. Un pur moment de solitude scénique.

Super héros : Comment Rocky Balboa vengea les USA

•03/09/2010 • 4 commentaires

Hier soir alors que tout était calme au Village, je me baladais sur les chaînes télévisées du Pays quand soudain mon œil hagard s’arrêta net devant un portrait bien connu ; Rocky ! Et pas n’importe lequel, mesdames et messieurs, le IV !
Alors vous allez me dire, « oui, c’est facile de se foutre de la gueule de Stallone, tout le monde l’a déjà fait ». Tout d’abord, laissez-moi vous répondre que je vous trouve un peu intempestifs sur ce coup là, après tout je ne me suis encore foutu de lui… non mais. En même temps c’est vrai que j’en avais un peu l’intention.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas Rocky, s’ils existent, on rappellera  juste que c’est un petit gars de Philadelphie qui accède à l’ascenseur social de son pays grâce à la boxe. Il met les trois premiers épisodes de la série à  y arriver et je peux vous dire que ça fait un max de mandales.
C’est un classique, le premier opus fut trois fois oscarisés et ce n’était pas volé.
Mais celui dont je voudrais parler, c’est le IV, celui où l’homme devient surhomme, où l’objectif n’est plus la victoire d’un individu mais l’honneur de toute une nation, où le héros devient super héros ! Là, mes amis, on ne rigole plus du tout. L’ennemi vient de l’Est, nous sommes en 1985 donc toujours en pleine guerre froide. Le russe, car c’est bien lui l’ennemi, est brutal et peu bavard. Il se pointe sur le sol américain pour venir tuer le champion Apollo Creed et ça, comment dire, ça se fait pas.
Il ne reste plus alors qu’un seul espoir, il faut que l’étalon italien qui a aussi l’œil du tigre (on ne va pas tarder à plaindre l’animal en voyant la tête du gars) reprenne les gants pour sauver l’honneur de la patrie et cette fois-ci… en URSS !

La bande-annonce qui va bien, elle vaut mieux que les discours :

En visionnant mon film avec une tablette de  chocolat dans la bouche, pendant que mon héros travaillait celle de son ventre, j’essayais de relever la totalité des clichés dont le spectateur est bombardé pendant que Rocky encaisse les marrons de Noël et je dois avouer que j’ai du abandonner bien avant le 15e round. On passera sur les tenues des boxeurs, le fameux « Living in America » de James Brown lors du premier combat, les membres du politburo qui assistent à la victoire du héros en applaudissant son discours de fin (50 ans de révolution pour finir par citer du Rocky, désolé tovaritch Vladimir Illitch), l’avion à hélice qui transporte Rocky en URSS (on imagine qu’ils ne connaissent pas les avions à réacteurs), et ainsi de suite jusqu’à plus soif. Un film de propagande pas si rare que ça et sans doute totalement assumé.
Ne vous méprenez pas, votre serviteur, il s’en fout, ça vaut d’autres Top Gun si vous voulez mon avis.

Rocky arrive donc en URSS pour venger son pote et son pays, et là surprise… La Russie c’est gris ! (Je suis méchant, ils avaient prévenu qu’on était en décembre). Mais notre super héros, lui ça ne le dérange pas, il est gris aussi dans son cœur depuis qu’Apollo est mort, alors il décide de travailler à l’ancienne, à la rude,  et il va couper du bois (c’est vous dire si l’hiver sera froid).
Le méchant dispose de tout le matériel scientifique de la centrale nucléaire de Tchernobyl, ce qui est peut-être la raison de l’accident célèbre qui arriva l’année suivante. Bref, le russe triche mais l’américain est authentique, pionnier, aventurier, c’est notre héros et c’est pour ça qu’on l’aime bien, l’ami-ricain.

Après avoir joué dans la neige pendant un moment et découvert les joies de la ferme (ce qui a beaucoup touché le spectateur du Village), pendant que  le méchant Igor (Drago en fait) faisait des tours de pistes en portant de la fonte, tout ce joli petit monde se dit qu’il est peut-être temps de conclure et donc se donne rendez-vous dans un garage qui sert aussi de salle de spectacle…

Moi, arrivé à ce stade, je ne commente plus, je fais comme mon héros, je déguste et je vous propose d’en faire autant ! Alors si d’aventure votre compagne, ou votre compagnon, vous surprend à regarder Rocky en douce sur votre ordinateur, vous pourrez toujours arguer que, quand même, ça fait toujours du bien de voir un méchant se faire casser la gueule !
Allez-vas y champion ! T’as pas mal ! It’s Us against Them !

Allez je ne suis pas chien, je ne vous laisse pas sur votre faim. Une petite note douce pour terminer 😉

Jeanne d’Arc n’est plus

•03/09/2010 • Laisser un commentaire

Je commençais à prendre mes aises au Village. La terrasse accueillante du café de l’église me servait de nouveau repaire. D’ici je pouvais observer à loisir la place principale portant le nom d’un général (comme souvent les places principales, vous en conviendrez avec moi).
– « Vous avez entendu ? Jeanne d’Arc n’est plus ! » Me lança, d’une voix de baryton, le patron du café tout en me tendant celui que je venais de commander.  Je restais une seconde, un peu interdit, à le regarder.  J’étais nouveau ici, et je savais bien que je n‘étais sans doute pas au fait de toutes les traditions du coin. J’avais quand même un doute, Jeanne d’Arc ça faisait un petit moment qu’on entendait plus parler d’elle.
– « Vous vous rendez compte ? Quarante-cinq  ans de carrière ! » Me dit-il en repartant vers l’intérieur de son établissement. Là j’étais certains que je n’y étais pas du tout, parce que la pucelle de Domrémy, à ma connaissance, avait été rôtie à la bourguignonne sauce saxonne pour ses dix-neuf ans. D’ailleurs si on se souvenait d’elle depuis si longtemps, il y avait une raison. Jeanne d’Arc  était la seule personne, que le Pays ai jamais connu, à trouver un quelconque intérêt à Orléans et Reims et ça, c’était un vrai miracle…

Jeanne d’Arc n’était plus, je devais en savoir plus, alors j’allais chercher les infos. C’est comme ça au Village, un jeu de piste où il s’agit le plus souvent d’être mieux informé que son voisin de palier. C’est perdu d’avance bien-sûr, le moindre patron de bar vous le dira, mais il fallait se soumettre à la coutume locale ; c’était le lot de tout nouvel arrivant.

Le Télégramme, enfin me livra les informations que je cherchais. Il s’agissait d’un bateau ; le porte-hélicoptère Jeanne d’Arc, cette Jeanne-là, le très célèbre R97, faisait aujourd’hui sa dernière cérémonie des couleurs. Je décidais de creuser un peu, pourquoi ce vieux navire gris faisait-il parler de lui ?

Je n’eus pas à chercher bien loin. La « Jeanne », était un bateau de guerre bien-sûr, mais il avait aussi d’autres « savoir –faire ». Un Ambassadeur de France de cent quatre-vingt-un mètres de long et pesant un peu plus de treize mille tonnes en charge.  Quarante-cinq missions et l’équivalent, en milles marins, de quelques allers et retours sur la Lune à son actif. Admettez que ça vous pose une diplomatie pour la soirée  plus sérieusement qu’un Ferrero-Rocher. C’était inscrit là, un énorme palmarès. On avait fini, sur les quais du monde entier, par s’habituer à sa silhouette si particulière.

Depuis 1912, deux croiseurs et un porte-hélicoptère de la Royale ont été baptisés Jeanne d’Arc. Il était de tradition que se soit le bateau qui porte ce nom, qui soit le bâtiment école apte à former les jeunes officiers.  Une tradition qui prendra fin avec le R97, puisque les jeunes seront dorénavant formés sur un des deux (bientôt trois)  BPC.

Je regardais les dernières photos du bateau…
Le capitaine de vaisseau Augier, dernier pacha du R97, repartait avec le drapeau.
Mon cafetier avait raison, Jeanne d’Arc n’est plus ; et c’est pour longtemps.

Vous pouvez écouter : Jeanne d’Arc

L’Article qui va bien : Le télégramme

Un (autre) car de bleus fait demi-tour !

•02/09/2010 • Laisser un commentaire

Le Japon possédait déjà sa légende des 47 rônins qui, faute d’avoir pu protéger et sauver leur maître, avaient cru bon d’aller le venger avant de s’administrer un honorable mais tardif seppuku.

Jamais en reste dans le Pays du Village et aimant, comme il se doit, relever les défis les plus improbables, il devenait de plus en plus évident que nous ne pourrions pas laisser quelques moyens-âgeux, mangeurs de tranches de poissons sur boulettes de riz, continuer à humilier l’honneur national  avec leurs histoires de chevaliers incompétents et suicidaires. Il en allait de notre fierté comme de notre orgueil, que de prouver que nous aussi nous pouvions l’être.

Fort heureusement, chers (nouveaux) voisins du Village, la Dépêche du midi nous apprend aujourd’hui qu’un car de CRS de la compagnie de Carcassonne, chevaliers nationaux des temps modernes et grands admirateurs des films de Paul Verhoeven, a fait demi –tour aux alentours de la ville de Cahors alors qu’il se rendait dans la capitale de notre pays pour une mission habituelle de sécurité. Les affaires de car impliquant des bleus étant, comme vous le savez, la dernière mode de cet été chez les Français.

Là bien-sûr, mes chers co-administrés, je remarque que vous vous demandez comment cette affaire pourra faire la nique aux nippons. J’en vois même certains, qui à dire vrai, doutent encore de notre capacité bien gauloise à relever la tête même dans les moments les plus difficiles.

LE MYSTERE DEMEURE

48, et oui 48 et là vous voyez bien que ce chiffre n’est pas anodin, de nos chevaliers bleus ont « pris un ticket maladie » pour protester contre les « façons de faire de leur hiérarchie et les pressions exercées sur les personnels ».  Fautes de combattants, il ne restait plus qu’a retourner à la maison, laissant notre capitale exposée aux hordes de racailles roms et autres futurs déchoués.

Des « façons de faire » et des « pressions exercées sur les personnels » ? Des coups de matraques se seraient-ils perdus chez nos nouveaux 48 héros, défenseurs de la loi et de l’ordre ? A l’heure actuelle le mystère demeure, et certains parlent même sur la place du village, d’un commandant de compagnie plutôt exaspéré de voir « des histoires confidentielles » exposés aux yeux de tous. On imagine facilement, en effet, que ce genre d’actions n’est peut-être pas le meilleur chemin de carrière pour un officier en bleu.

Néanmoins aujourd’hui est un grand jour mes chers amis, le village vient d’ouvrir et il reste encore beaucoup de places à prendre, votre nouveau bourgmestre essaiera en permanence de faire en sorte que vous vous y sentiez comme chez lui, vous pouvez compter là-dessus.
Et puis, le conseil municipal dont je reste pour le moment l’unique représentant, souhaitait vous ouvrir ses portes sur une note de bonheur matinée de poésie. Vous en aurez deux heureux veinards !

La première est que les japonais, qui sans doute ne le savent pas encore, ont cessé d’humilier le Pays du Village avec leurs  légendes d’auto-ouvreurs de panses venus d’un autre âge !

La seconde est que nos CRS, dont le contact peut parfois être quelque peu martial et dur pour nos petits visages coincés entre la coque du plastron et la froideur du bâton, ont aussi un cœur gros comme ça, qui bât et qui saigne aussi parfois !

Alors courage camarades libertaires des compagnies républicaines de sécurité ! Ici au Village, qui n’est pourtant ni de gauche ni de droite (mais plutôt le contraire d’ailleurs), nous sommes ravis de vous voir entrer de plain pied dans la lutte ouvrière, et non plus à coups de pieds dans l’ouvrier !

Ici, au café de l’église, on pense à vous et nous vous souhaitons un prompt rétablissement !

Vous pouvez écouter : Rebellion (Arcade Fire)

L’article qui va bien :
la Dépêche du midi

Bienvenue au Village !

•31/08/2010 • Laisser un commentaire

L’occasion était belle, presque nécessaire, entre le désir impérieux de bien faire et l’obligation impérative de faire quelque chose. L’occasion était belle disais-je et nous n’avions pas le droit de la rater sous de fallacieux prétextes qu’il serait fastidieux de détailler ici.
Nous, c’est tout d’abord le bourgmestre de ce nouveau charmant Village. Rassurez-vous, si moi j’ai tendance parfois à me prendre pour le numéro 2, personne ne vous demandera le votre, ou pire encore n’exigera que vous en affichiez un.
Nous c’est aussi vous, ou alors peut-être pas, mais tout du moins un autre voire plusieurs autres qui justifierons que le « moi » revendiqué par votre serviteur se transforme un en « nous » néo-communautaire mais crypto soixante-huitard (nous parlerons rapidement plus tard de soixante-seizards ou de quatre-vingt-dix-huitards, ces derniers étant aussi connu sous le patronyme de « putain Champions du monde, merde ! J’y crois pas bordel. »).
Mais à l’instant même et devant le regard quelque peu vide que je vous vois poindre en direction de ma personne, il paraît opportun d’essayer de vous expliquer ce que voudrait être ce Village.

Et bien pour commencer, je ne vous ferai pas l’injure de vous expliquer à quoi ressemble un village, vous vous en ferez votre propre idée. Non, la seule chose qui ai une quelconque importance c’est que ce Village est situé dans le Pays et qu’il est rempli de citoyens avertis de toutes obédiences politiques et sociales. Alors autant avertir tout de suite, si vous avez un petit souci avec le décalage ou le second degré, je me vois dans l’obligation de vous conseiller d’aller vous informer avec votre télé. Dans le cas contraire, vous trouverez dans la Village quelques billets d’humeurs et autres commentaires sur l’actualité du Pays, du Monde ou bien de Mars si on arrive à rebrancher la liaison.

En attendant  bienvenue au Village, prenez vos aises, il nous reste des logements.

Athanael Cesco (Bourgmestre)

Vous pouvez écouter : Happy Together (The Turtles)